Les croyances et la pratique de la méditation lamrim

En étudiant les religions et croyances orientales, on peut rencontrer le bouddhisme tibétain et ses nombreuses doctrines complexes. Dans le bouddhisme tibétain, le but principal d’un être humain est d’atteindre la Bouddhaité, un état d’existence libéré de l’attachement, de la colère, de la confusion et de la jalousie.

Un vrai Bouddha s’efforce également d’aider tous les autres êtres sensibles à atteindre cette illumination. Une façon de répandre cette philosophie et de mener ce mode de vie est la pratique du lamrim.

Qu’est-ce que la méditation Lamrim ?

Signifiant littéralement  » étapes du chemin « , le lamrim est un guide pas à pas pour devenir un bodhisattva. On dit que par la maîtrise du lamrim, une personne se libère de toute souffrance et parvient à la paix comme personne d’autre, une paix qui ne peut être changée ou brisée.

La méditation lamrim est un ensemble d’instructions qui a conduit beaucoup à l’illumination car elle combine les enseignements Hinayana et Mahayana en une seule pratique. En pratiquant le lamrim avec amour, patience et joie, les rênes de la souffrance et de la douleur seront enlevées et nous serons libérés.

Qu’enseigne la méditation Lamrim ?

Il y a trois types de personnes selon Atiśa (ou Atisha) lorsqu’il présente le lamrim. Les êtres humains sont classés en fonction de la motivation de leur pratique spirituelle. Il y a ceux qui ont des motifs modestes, c’est-à-dire des gens qui souhaitent se refaire une vie meilleure.

D’autre part, ceux qui ont un motif moyen cherchent la paix et l’abandon des désirs terrestres. Ce motif parle de libération personnelle, tandis que le dernier est de nature plus universelle. Ceux qui ont de grandes motivations ont réfléchi sur leur vie et leur propre souffrance et visent donc à libérer tous les autres êtres de toute souffrance.

Bien qu’il existe de nombreuses versions et élaborations du lamrim par Atiśa, les enseignants du bouddhisme tibétain restent fidèles au texte du XIe siècle intitulé « Une lampe pour le chemin des Lumières ». Ce texte sert exactement à ça : une lampe pour ceux qui trouvent le Chemin plus sombre, plus mystérieux et plus long que prévu.

Avec ce guide, beaucoup sont aidés à atteindre l’illumination ou au moins à rester sur le Sentier Sacré. C’est aussi à partir de ce texte que sont fondées de nombreuses façons de pratiquer la méditation lamrim.

Le lamrim est un guide progressif et régulier pour ceux qui veulent être éveillés. Elle reconnaît l’ennui du processus de l’illumination, mais croit qu’il peut être atteint par une pratique cohérente.

Le vénérable Guéshé Kelsang Gyasto, fondateur d’une union bouddhiste internationale : kadampa, énumère 21 méditations généralement couvertes dans un cycle de trois semaines de méditations quotidiennes. Elle commence par la reconnaissance de « Notre précieuse vie humaine » et se termine par « S’appuyer sur un guide spirituel ».

Aussi, dans un livre intitulé « Méditations guidées sur le lamrim : The Gradual Path to Enlightenment » Vénérable Thubten Chodron commence son guide par une explication des philosophies bouddhistes pour ceux qui ne connaissent pas la culture. Les 3 premières méditations du livre présentent les concepts d’attachement, la nature de l’esprit et le cycle de la vie. Pour en savoir plus sur le Vénérable Thubten Chodron, cliquez ici.

Sur quoi le praticien de niveau initial ou la personne aux motivations modestes se concentre-t-il ?

La méditation lamrim pour le praticien de niveau initial commence par une introspection de sa vie et de ses actions. C’est le moment de s’interroger sur son but et de réfléchir à la chance qu’on a d’être humain. Le guide discute aussi de nos préoccupations mondaines et de notre attachement à des choses comme la louange et l’approbation, les plaisirs sensuels, les possessions matérielles et ainsi de suite.

Le lamrim nous enseigne comment ces choses sont la racine de notre souffrance. On demande ensuite aux praticiens de réfléchir à leur mortalité, à l’inévitabilité et à l’incertitude de la mort. Il discute aussi du karma et des choses qui peuvent être destructrices pour la purification d’une personne.

Le lamrim enseigne aussi des actions constructives et comment on peut admettre ses erreurs avec regret mais sans culpabilité. Par ce niveau initial, nous devenons en paix avec notre humanité et réparons les dommages que nous avons causés dans le passé. Ce faisant, nous nous préparons à une renaissance élevée ou à un niveau supérieur de pratique spirituelle.

Qu’est-ce qu’un praticien de niveau intermédiaire ou une personne à motif moyen apprend du Lamrim ?

Le deuxième niveau de la méditation lamrim nous enseigne le cycle de la vie : comment en souffrir et comment s’en libérer avec détermination, dans le but ultime de se libérer, le concept bouddhiste du nirvana.

Les personnes à motif moyen contemplent les difficultés que nous éprouvons pendant la naissance, la mort, la séparation, la déception et le fait d’être les effets de notre propre karma. Il enseigne aussi les causes de cette vie cyclique et les antidotes qui conduisent à un véritable éveil.

Le deuxième niveau prépare ceux qui méditent avec le lamrim au plus haut niveau en enseignant l’importance de l’équanimité. Cela signifie qu’il faut prendre soin de toutes les créatures sans parti pris ni attachement, de façon égale et sans équivoque.

Qu’est-ce que l’on atteint en tant que praticien de haut niveau ou en tant que personne à motivation élevée ?

Les pratiquants de haut niveau de la méditation lamrim reconnaissent tous les autres êtres et lui-même comme des créatures en quête de bonheur. Il enseigne comment le moi et les autres sont une seule et même personne, et comment chaque être sensible nous a apporté de la bonté toute notre vie.

Cette prise de conscience doit s’accompagner de gratitude, de paix, de compassion et, surtout, d’amour. Le but ultime et le seul chemin vers le bonheur est d’étendre l’amour à tous les êtres, qu’ils soient des étrangers, des animaux ou des créatures d’autres royaumes d’existence.

Les bodhisattvas cherchent aussi à éliminer toute forme de souffrance éprouvée par quiconque ou quoi que ce soit et sont déterminés à vivre et à respirer l’amour et la compassion. Ce n’est qu’alors, à partir de cette intention altruiste (ou bodhicitta), que l’on peut commencer le voyage vers la pleine illumination.

Les prochaines méditations du lamrim se concentrent sur les attitudes profondes de générosité, de conduite éthique, de patience, d’effort joyeux, de concentration et de sagesse. A travers ces étapes, on réalise la valeur du courage pour atteindre la joie, la fluidité de toutes choses et la non-existence du moi.

Enfin, le lamrim reconnaît également l’importance d’avoir un mentor spirituel, en particulier pour les Occidentaux qui ne connaissent pas le bouddhisme.

Bien que cette partie soit à l’origine antérieure aux autres méditations du lamrim, il est essentiel d’étudier les méditations précédentes et de comprendre les philosophies du bouddhisme avant de chercher un mentor, dans les temps modernes. Une chose importante à faire lors du choix d’un guide spirituel est d’avoir une bonne relation avec votre mentor.

Sans guide, l’existence cyclique continuera à se régénérer. Il faut donc trouver quelqu’un d’autre qui enseignera comme Bouddha lui-même le ferait et doit pratiquer les enseignements de son mentor avec respect.

La méditation lamrim est un processus qui ne peut pas être simplement défini par des mots. On peut lire et étudier le Lamrim aussi souvent et aussi profondément qu’on le souhaite.

Cependant, seule une pratique cohérente et l’application de ses concepts à la vie quotidienne peuvent faire en sorte que l’on absorbe pleinement son idéologie et mener à une vie véritablement éclairée.

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Dernière mise à jour le 2019-12-08 / Liens affiliés / Images de l'API Amazon Partenaires